Le Mans en images : 20 ans derrière l'objectif
Demandez à n’importe qui, dans le monde, ce qu’évoque « Le Mans » : on vous parlera d’une course. Ici, le circuit n’est pas un équipement de la ville — c’est son cœur, son bruit, son mois de juin. Mais Le Mans a un deuxième visage, plus ancien : une cité médiévale posée sur une enceinte romaine, à deux pas de la vitesse. Je photographie des entreprises, des ateliers, des chantiers ; ma ville, je l’ai photographiée par ses deux faces — le mouvement et la pierre. Voici Le Mans comme je le vois depuis vingt ans, l’appareil à l’épaule : pas la carte postale, la vraie.
Le circuit : Le Mans, c'est d'abord une course
Les 24 Heures, le Grand Prix Moto, la piste : j’ai eu la chance de les photographier de l’intérieur, là où l’on sent vraiment la course — la grille, les stands, la nuit qui tombe sur le paddock, la tension qui ne redescend jamais. C’est sur ce terrain-là, le plus exigeant qui soit, que j’ai appris mon métier : tout se joue en une fraction de seconde, le bon angle ne se choisit qu’une fois. Ce regard sur le sport mécanique, j’en ai fait mon métier — c’est ce que je mets aujourd’hui dans chaque reportage.
La ville en mouvement
Entre deux temps forts, il y a la ville de tous les jours. Le tramway lui a donné un rythme, des lignes, une énergie que j’aime capter en mouvement — filés, reflets, jeux de lumière sur le verre des façades. Une flaque, une paroi de nuages, un pas dans le contre-jour : pas besoin de monuments pour qu’une ville soit belle, il suffit de la regarder passer.
Le vieux Mans : la pierre
À quelques minutes du circuit, un autre Le Mans : la Cité Plantagenêt, cœur médiéval posé sur l’une des enceintes romaines les mieux conservées d’Europe, l’abbaye Royale de l’Épau à ses portes, les bords de Sarthe et l’Île aux Planches. Ruelles pavées, maisons à pans de bois, briques romaines. En noir et blanc, la pierre raconte le temps ; à la lumière du matin, elle se réveille. Un décor si photogénique que même la mode vient y poser.
Le Mans, quand tombe le soir
Quand le soir descend sur Le Mans, la ville change de peau : un dernier concert en plein air au parc de Tessé, la cathédrale Saint-Julien qui s’allume au-dessus de la Sarthe, les ponts qui se reflètent dans l’eau, la grande roue qui tourne dans le froid. C’est peut-être mon moment préféré pour la photographier — celui où elle devient franchement cinématographique.
Le même regard, pour vous
Certaines de ces images, je les ai faites pour moi, par attachement à ma ville. D’autres sont des commandes — les 24 Heures, un événement, une entreprise d’ici — réalisées avec une mission précise. Et c’est justement ce que je voulais montrer : le regard, lui, ne change pas. Que je déclenche pour le plaisir ou pour un client, je cherche la même chose — la lumière juste, le bon angle, l’instant qui ne reviendra pas. Mon métier, c’est de mettre ce regard au service des entreprises, de l’industrie et du BTP de la Sarthe : reportage en atelier, suivi de chantier, portraits, photographie de produits. Le sport mécanique m’a appris à ne jamais rater l’instant ; c’est ce que j’apporte à chaque mission. Si vous cherchez un photographe qui connaît vraiment ce territoire, parlons de votre projet.